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Une analyse de
l'ambassadeur Rachel Albert Kisonga sur la situation en
RD Congo
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| Rachel Albert Kisonga Mazakala avait été
nommé en 1998 ambassadeur en Belgique par le président
de la RD Congo, Laurent Désiré Kabila, dont
il était fort proche. Mais Laurent-Désiré
est mort assassiné et a été remplacé
par son fils Joseph avec qui les rapports sont loin d'être
aussi cordiaux jusqu'à ce que le nouveau Président,
finalement, mette fin à son mandat. |
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Kisonga Albert
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J'ai été amené, comme d'autres compatriotes,
à limiter mes interventions dans nos fora pour les mêmes
raisons invoquées par d'autres, à savoir le manque
de hauteur, la malhonnêteté intellectuelle et le
fanatisme sur fonds de tribalisme. Toutefois, étant donné
que le Net est devenu un canal par lequel une fraction importante
d'élites congolaises est informée, on est bien obligé
d'y recourir pour s'exprimer. Ensuite, certains compatriotes m'ont
invité à m'exprimer par rapport aux enjeux du moment.
Vivant en Belgique, je ne puis passer sous silence les différentes
opinions exprimées par les membres de notre communauté
sur les élections qui vont se dérouler le week-end
prochain. J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'à
mon humble avis, le premier ennemi du Congolais est le caractère
national congolais, c'est-à-dire notre tendance à
réagir sans véritable réflexion préalable.
On agit d'abord, on réfléchit après, quand
on arrive à réfléchir.
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L-D Kabila
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De surcroît, notre culture nous pousse facilement à
l'invective, voire à l'injure. Nous faisons semblant d'ignorer
que nos fora sont également visités par des étrangers.
Les insultes que nous y exposons, et que parfois nous échangeons,
ne peuvent que contribuer à nous discréditer. Il
y a parfois des écrits qui dépassent franchement
les limites, tel ce document publié sur la vie de She Okitundu
après son échec contre Kengo wa Dondo à l'élection
de la présidence du Sénat. Même si son auteur
connaît des informations gênantes sur la personne
de M. Okitundu et sa famille, il n'y a aucun honneur à
les afficher sur un média public. Car, l'auteur lui-même,
et c'est humain, doit avoir certaines pages de sa vie qu'il ne
voudrait certainement pas voir étalées sur la voie
publique. Quelle est cette personne de chair et de sang qui n'en
aurait pas? Dès lors, il suffirait que son adversaire,
avec ses moyens financiers supposés, fasse mener à
son tour une enquête sur l'auteur de ce document pour que
des choses peu reluisantes de sa vie ou de sa mère également
hélas se trouvent à leur tour sur la voie publique.
Arrêtons !!!
Il ne faudrait plus que les Congolais, au pays comme à
l'extérieur, continuent à se comporter comme s'ils
étaient seuls au monde et qu'ils n'auraient pas à
tenir compte de l'opinion des autres. Nous avons beaucoup à
gagner à mieux contrôler nos émotions, à
chercher à analyser plus froidement les événements,
en conclusion à résister à notre propension
à exploser pour un oui ou pour un non. L'émotion
obscurcit le raisonnement.
Par rapport aux élections belges, auxquelles un certain
nombre de membres de notre communauté se présentent,
ayons une attitude responsable en votant utile, à l'image
d'autres communautés. C'est grâce à la présence
au sein des institutions des personnes d'origine congolaise que
notre communauté aura une meilleure visibilité en
Belgique.
1. LE MESSAGE DE MGR MAROY
Tout d'abord, il convient se saluer, dans le document remis à
l'Ambassadeur de France, le patriotisme de l'archevêque
de Bukavu, à l'instar de ses prédécesseurs,
dont Mgr Munzihirwa, assassiné par l'armée patriotique
rwandaise. La partie la plus intéressante de ce document
me paraît être celle où il relève que
les trois
commandants militaires de l'armée congolaise au Bushi viennent
tous du RCD/Goma.
On se souvient que les officiers congolais ayant tenté
d'organiser une véritable résistance contre la mainmise
militaire rwandaise au Kivu via l'armée du RCD/Goma, à
savoir les généraux Nabyola et Mbunza Mabe et un
Colonel au Nord Kivu dont j'oublie le nom, furent précipitamment
retirés du Kivu sur décision du Président
Joseph Kabila.
Passant outre l'Etat Major général, le Chef de l'Etat
a mandaté son ami le général John Numbi pour
concéder au Rwanda le rôle d'intermédiaire
entre l'armée congolaise et la milice rwandaise de M. Nkundabatware,
initiative qui a débouché sur le « mixage
» des troupes, subterfuge par lequel, de l'avis même
de la Monuc, M. Nkundabatware a fait entrer des milliers des soldats
rwandais sur le solcongolais.
Certains de ces soldats rwandais ont été arrêtés
et rapatriés par la Monuc. Les autorités de Kinshasa
n'ont pas cru nécessaire de s'exprimer sur le sujet. En
plus, il sied de mentionner le fait dernièrement dénoncé
que plusieurs responsables de l'administration du Nord-Kivu résident
au Rwanda ou en Ouganda, où ils se sentent plus en sécurité
qu'au Congo. C'est une situation qui se passe de commentaires.
Faut-il rappeler que jamais le Chef de l'Etat congolais n'a jamais
fait un compte rendu à la Nation de ses multiples entretiens
avec le Président du Rwanda, un pays coupable non seulement
d'agression caractérisée contre le la RDC, d'effroyables
et multiples massacres contre ses populations, d'entretenir la
terreur et l'insécurité au Kivu et dans l'Ituri
mais aussi de l'intention de s'accaparer, au minimum du Kivu.
2. LA SITUATION DE MASISI
Depuis dix ans, les troupes rwandaises n'ont jamais quitté
Masisi. Bien avant l'avènement du régime du Fpr,
les réfugiés rwandais à Kinshasa s'étaient
investis dans la conquête de Masisi en achetant des terres
aux pauvres populations autochtones Hunde sur pression de l'entourage
de Mobutu. Les fonds avaient été fournis par la
coopération canadienne. Les bénéficiaires
furent tous des réfugiés tutsi collaborateurs de
Mobutu, exception faite de quelques rares congolais de l'entourage
du Maréchal. Ce financement figure dans la dette extérieure
du Congo,
que nos enfants et petits enfants devront rembourser.
Depuis cette époque, au nez et à la barbe des autorités
de Kinshasa, les collaborateurs tutsi de Mobutu avaient fait venir
clandestinement des dizaines des milliers des travailleurs hutu
du Rwanda, vu que ce pays est tributaire d'un
excédent démographique récurrent et de l'amenuisement
des terres cultivables.
A partir de ce moment, Masisi est appelé le nouveau Rwanda.
Toutes les collines ont été débaptisées
et portent des noms rwandais. Le Masisi joua un rôle non-négligeable
de base arrière dans la conquête militaire du Rwanda
par le Fpr. Mais avec les événements de 1994 au
Rwanda, l'arrivée massive des réfugiés hutu
et surtout le contre-génocide pratiqué par le Fpr
sur le territoire congolais amenèrent ces Hutu à
bousculer la mainmise du Fpr sur le Masisi. A ce jour, la situation
est rétablie. Masisi est de nouveau entièrement
dans le giron du Fpr.
Même le Mwami Bashali a dû se soumettre à l'autorité
rwandaise représentée par Nkundabatware.
2. LA HAUTE TRAHISON
Malgré plusieurs articles de presse, des appels lancés
par les hommes politiques du Kivu et même des Ong étrangères,
le Chef de l'Etat congolais n'a jamais daigné donner la
moindre explication sur sa politique rwandaise.
En acceptant quasiment de céder le Masisi au Rwanda, de
confier le commandement militaire au Kivu, en pleine connaissance
de cause, à des personnes sous contrôle rwandais,
d'abandonner les populations aux exactions et au terrorisme des
milices entretenues par le Rwanda pendant qu'il organise à
Kinshasa des démonstrations
militaires avec aviation et chars de combat, son attitude ne peut
être autrement qualifiée que de haute trahison.
Mais pourquoi, Joseph Kabila, fils de son père, choisit-il
de trahir son pays en faveur cette puissance ennemie du Congo
et laquelle, en plus, porte la responsabilité de l'assassinat
de son père ?
Première hypothèse : la peur de la mort. Joseph
Kabila serait conscient de sa vulnérabilité et de
la possibilité pour le Rwanda de lui réserver le
même sort qu'à son père.
Seconde hypothèse : il existe dans son entourage des aventuriers
dont le sort du Congo constitue le dernier de leurs soucis. Ils
ne sont intéressés qu'à gagner de l'argent,
et éventuellement, à repartir si les choses se gâtent.
Ces gens, venus de la diaspora pour l'essentiel, croient qu'ils
ne peuvent pas conserver le pouvoir en s'opposant frontalement
à Kagame.
Troisième hypothèse : le Président, dont
toute la carrière pendant dix ans depuis son retour sur
la terre de ses ancêtres est marquée par la recherche
frénétique de l'argent, ne serait réellement
préoccupé que par l'enrichissement. Eviter l'affrontement
avec Kagame lui permettrait de continuer à bâtir
sa fortune.
Des gens comme John Numbi, voire le général Kisempia,
peuvent ne pas comprendre toutes les subtilités de la situation
du Kivu, étant ignorants de la culture rwandaise. Il ne
serait donc pas étonnant que le général Numbi
se fasse corrompre par 100 vaches. Mais l'entourage kivutien du
Chef de l'Etat ne peut être accusé d'ignorance. Peut-on
croire que ces Kivutiens aient également choisi, rien que
pour l'argent, de trahir l'héritage culturel et historique
dont ils sont porteurs?
En tous les cas, toutes les raisons militent pour que le Chef
de l'Etat soit accusé de haute trahison.
L'arrivée au pouvoir du Président Joseph Kabila
Kabange avait été très positivement accueillie
par le peuple congolais. En effet, le complot ayant abouti à
l'assassinat de son père devait s'accompagner d'un coup
d'Etat pour la prise du pouvoir.
Par la suite, le Président Joseph Kabila fit preuve de
grandes capacités en matière de stratégies
politiques. Son sens de compromis et sa modération amenèrent
les puissances anglo-saxonnes, lesquelles avaient naguère
quasiment soutenu l'agression rwando-ougandaise contre notre pays,
non seulement à adhérer à la thèse
du maintien de l'unité du Congo mais à demander
le départ des troupes d'agression.
Joseph Kabila a eu le mérite de réaliser la réunification
du pays et l'instauration d'une paix relative. Il a permis au
Congo de connaître les premières élections
réellement libres, démocratiques et transparentes
depuis 40 ans.
Mais, en même temps, son régime est accusé
de pratiques de prédation absolument sans précédent.
Népotisme et clientélisme sont également
portés à un très haut niveau. Alors que l'Etat
congolais se montre incapable de payer un salaire de misère
de 10$ à ses fonctionnaires et laisse sans la moindre subvention
les nombreux hôpitaux du pays, le Président Joseph
Kabila assure une pension de 150.000$ aux anciens Vice-présidents
de la transition, lorsqu'on sait que le Président de la
République française bénéficie d'un
salaire de moins de 10.000$.
On peut se demander, dans ces conditions, si M. Joseph Kabila
aime réellement son pays. Sa légitimité acquise
par le suffrage universel devient obsolète par rapport
à la collusion, que l'intéressé ne nie d'ailleurs
pas, avec une puissance ennemie. On devrait pouvoir appeler à
sa démission.
3. L'EQUATION GIZENGA
A cette étape de l'histoire de notre pays, la contribution
de Gizenga aura été, essentiellement, le sauvetage
de l'unité nationale. Grâce à sa position
en faveur des élections et ensuite à l'alliance
avec Joseph Kabila, il avait permis d'étouffer dans l'ouf
l'intention des pogroms contre les originaires de l'Est ostensiblement
affichées à Kinshasa. Avec Gizenga, il faut également
citer Nzanga Mobutu. Sans eux, notre pays aurait été
plongé dans des événements qui auraient hypothéqué
son unité.
Toute action contre les Swahilophones à Kinshasa aurait
entrainé des représailles immédiates à
l'Est, avec les conséquences qu'on peut facilement imaginer.
Pour ce qui est de son arrivée à la primature, peut
être qu'il faudra reconnaître à Gizenga d'avoir
obtenu la mise à l'écart du gouvernement de l'entourage
maffieux du Chef de l'Etat et, en tout cas, l'intention de moraliser
la gestion de l'Etat. Pour le reste, il a contre lui non seulement
l'absence de technicité mais aussi la méconnaissance
de la culture et du personnel politique congolais. Depuis son
retour d'exil, Antoine Gizenga vit cloîtré dans sa
résidence à Limete, entouré de ses frères
Pende. A un moment donné, nous avions conclu un accord
avec le Palu
pour que Demain le Congo assure sa communication. Tous leurs communiqués
étaient publiés par mon journal. Au point de vue
comptable, les comptes étaient justes à un centime
près. Mais je ne parvins jamais à rencontrer Gizenga.
Le Premier ministre vit plus comme le gourou d'une secte religieuse
que comme un leader politique. N'oublions pas qu'il n'a jamais
fait campagne pour les élections.
Il ne connaît pas les problèmes du Kivu et, de toute
façon, celui qui a l'impérium c'est Joseph Kabila.
C'est ce dernier qui est le chef de la majorité parlementaire,
que Gizenga est chargé de gérer par procuration.
Son inertie est autant due à sa mauvaise connaissance des
dossiers qu'à la peur d'entrer en conflit avec le Chef
de l'Etat. Sa prétention de moraliser la gestion publique
ne peut apparaître que comme un vou pieux, dans la mesure
où le responsable de la mauvaise gestion est le détenteur
de l'impérium.
4. L'IRRUPTION DE KENGO
Le retour de Kengo wa Dondo à l'avant plan a été
accueilli de diverses manières par les Congolais qui ont
l'habitude de s'exprimer par les médias. Kengo est un homme
qui a suscité beaucoup de haine par le passé, malheureusement
pour des raisons souvent infondées.
Lorsque la guerre avait commencé, beaucoup de gens du Kivu
principalement, le soupçonnaient de complicité avec
le Rwanda, en raison du fait que sa grande mère maternelle
avait été rwandaise tutsi. Comme à notre
habitude nous Congolais, les gens réagissaient sans chercher
réellement à s'informer. Or, la réalité
est que si
Bisengimana et ses frères eurent un ennemi à Kinshasa,
ce fut Kengo. Bien que ne connaissant pas les subtilités
de la culture des Grands lacs, il s'était révolté
contre la mainmise par les réfugiés rwandais tutsi
sur les rouages du pouvoir, protégés par le Président
Mobutu.
Quel que soit ce qu'on peut reprocher à sa gestion passée,
Kengo est l'homme politique congolais, tous régimes confondus,
qui n'a jamais pratiqué le tribalisme. C'est l'homme qui
a tenté d'introduire l'excellence dans la gestion
politique en recrutant systématiquement les grands prix
des universités.
Il est le seul homme politique congolais à avoir préconisé
que la communauté internationale s'engage à délocaliser
les populations tutsi du Kivu vers d'autres endroits à
l'intérieur du Congo pour les éloigner du Rwanda,
entendu que leur proximité avec ce dernier pays ne permettra
jamais au Kivu de connaître la paix.
Pour ce que je connais de cet homme, en tant que journaliste,
je peux dire que Kengo ne permettrait jamais l'aliénation
ni de la souveraineté ni d'un pouce du territoire national.
C'est un homme qui aime son pays et qui est très fier de
sa personne. Il meurt d'envie de montrer aux étrangers
que les Congolais sont capables de bâtir leur pays. Cette
dimension psychologique manque à la plupart de nos élites.
C'est quelqu'un qui a souffert de l'exil et qui, s'il en avait
le pouvoir, travaillerait résolument à une politique
d'incitation aux élites de rester ou de rentrer dans leur
pays. C'est l'une des personnes à avoir la meilleure
connaissance de l'appareil (ou de qu'il en reste) de l'Etat congolais.
C'est quelqu'un qui, s'il revenait au pouvoir, serait capable
de commencer à prendre des
décisions dans les 24 heures.
S'il est possible que les intellectuels congolais veuillent vouloir
réfléchir, l'équation Kengo devrait être
abordée avec tout le calme nécessaire au lieu d'être
évacuée dans l'émotion et l'invective habituelles.
J'invite particulièrement mes frères lumumbistes,
eux qui ne peuvent envisager l'avenir de notre pays que dans
l'unité, à mieux réfléchir à
cette situation. Je pense sincèrement qu'il n'y a d'avenir
pour le Congo que dans l'unité. J'exhorte mes frères
Katangais, Kasaïens, Ne Kongo et autres à abandonner
leurs chimères sécessionnistes. Le Kasaï n'existe
qu'au sein du Congo, tout comme le Katanga. Le Kasaï comme
réalité politique interne est une fiction. C'est
la région où il y a le plus d'opposition entre tribus,
et d'abord au Sud Kasaï. C'est l'une des rares régions
où les tribus continuent à s'affronter jusqu'aujourd'hui
par les armes, l'Ituri et le Kivu mis à part, en raison
de l'intervention rwando-ougandaise. Quant au Katanga, l'opposition
entre Sud et Nord est telle qu'en l'absence d'un pouvoir central
fort, la province s'embraserait immédiatement. Même
le Bas Congo, dont je suis
originaire (district des Cataractes), n'est pas à l'abri.
Mon fils était fonctionnaire à Boma à l'arrivée
de l'Afdl. Il subissait tous les jours les attaques des Yombe,
eux-mêmes considérés comme « étrangers
» par les originaires
de Boma. A l'arrivée des Rwandais en août 1998, tous
les Bakongo non-originaires du Mayombe furent dénoncés
comme soutiens de Kabila, tout simplement parce qu'on estimait
qu'ils étaient des « étrangers ».
Il y a des gens qui parlent du Congo sans en connaître réellement
la situation. A Isiro, où j'ai vécu pendant six
ans, les Boa du Bas-Uele, pourtant tout proches et les originaires
de la Tshopo sont considérés comme « étrangers
». En 1980, lorsque le Comité central du Mpr décida
l'instauration de la territoriale des originaires, les Congolais
non-originaires, y compris ceux des autres districts de la province
orientale, ne purent sortir dans la rue, sous peine de se faire
attaquer.
5. CONCLUSION
Il est extrêmement important que les Congolais prennent
conscience de devoir se battre encore longtemps pour préserver
la souveraineté, l'unité et l'intégrité
territoriales de leur pays.
Au lieu de s'engager dans un activisme fanatique et brouillon,
il importe que nos élites, singulièrement de la
diaspora, adoptent des attitudes plus responsables, donc réfléchies,
pour devenir crédibles.
L'irruption de Kengo wa Dondo apparaît comme une chance
pour notre pays, comme l'avait été Laurent Désiré
Kabila en mettant en échec les plans rwando-ougandais de
balkanisation du Congo et d'annexion de certaines de ses parties.
Si Kengo est en situation, c'est un homme en mesure de s'opposer
avec succès aux funestes projets rwandais contre notre
pays. Compte tenu de la culture de nos voisins qui n'hésitent
pas à liquider les personnes pouvant s'opposer à
leurs desseins de conquête et de domination, autant dire
que Kengo doit, d'ores et déjà, prendre ses précautions.
N'oublions pas qu'ils n'avaient pas hésité à
liquider Melchior Ndadaye et surtout Juvénal Habyarimana
malgré les dramatiques conséquences de cette décision.
Son Excellence Albert Kisonga, 5 juin 2007
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